C’est le début du trimestre de printemps ; notre fille de sept ans rentre de l’école et nous annonce qu’ils vont bientôt commencer les répétitions pour la fête du sport. Mais il ne s’agit pas seulement de sport. Le point culminant de cette journée est l’exécution du Hanawabayashi, une danse traditionnelle étroitement liée au culte des esprits. Les enfants utilisent de magnifiques éventails et évoluent avec grâce au rythme des tambours, dans une chorégraphie qui rappelle le grand festival annuel de la localité rurale, organisé plus tard dans l’année.
Pour nous, chrétiens, une décision difficile s’impose. Si le festival proprement dit donne lieu à des processions de sanctuaires portatifs dans les rues, la fête du sport de l’école, elle, se limite à la danse et à la musique. Y a-t-il quelque chose de répréhensible dans cette musique ou cette danse ? Est-il mal de danser uniquement en présence d’un sanctuaire ?
En discutant de tout cela avec notre jeune fille, elle nous a confié qu’elle ne se sentait pas à l’aise pour y participer, car elle souhaite suivre Jésus. Lorsque j’en ai parlé à son enseignante, celle-ci a été très surprise. Elle a expliqué que notre fille était la première chrétienne de l’école et qu’ils avaient encore beaucoup à apprendre sur l’intégration de personnes issues d’autres religions. Quelle réaction positive et encourageante pour nous !
Même s’il a été difficile pour notre fille de rester seule sur le côté, à regarder les répétitions puis la représentation finale, nous avons pu constater comment Dieu fortifiait sa foi, ainsi que la nôtre.
Ce n’est là qu’un exemple des décisions d’ordre spirituel et culturel que nous devons prendre régulièrement en vivant dans le Japon rural. Voulez-vous bien prier avec nous pour que nos enfants soient une lumière au sein de leur école ? Merci de prier également pour les enfants des familles chrétiennes japonaises, pour qui il est souvent encore plus difficile de se démarquer.
De Manuela, missionnaire OMF



