Felmar est pêcheur à Pinalangga, un petit village au sud-ouest de Samar, aux Philippines. Il pêche depuis son plus jeune âge.

Son père aussi était pêcheur. Vivant en bord de mer, l’océan était son terrain de jeu, sa source de nourriture et le lieu de ses souvenirs de famille.

Avant l’arrivée du super Typhon Yolanda en 2013, la pêche représentait la source principale de revenue de Felmar et malgré la fréquence des typhons dans la région, la pêche restait abondante et facile.

Mais l’arrivée de Yolanda avait tout changé.

Les vents arrachèrent les cocotiers, source de revenus des fermiers qui durent se tourner vers la pêche pour gagner leur vie. Petit à petit, les filets remplacèrent les fils à pêche traditionnels et rapidement, avec l’arrivée de pêcheurs supplémentaires capables d’attraper plus de poisons en une seule prise, les bancs de poisons diminuèrent rapidement.

Felmar ne pêche que la moitié des poissons qu’il attrapait avant le typhon et au lieu de les vendre pour se faire un peu d’argent, il les garde pour nourrir sa femme et ses quatre enfants. Pour compléter ses revenus, il élève aussi des poules en plein air.

Mais quelque chose d’autre s’est passé dans la vie de Felmar. Après le passage de l’orage qui avait détruit sa maison et son bateau de pêche, un groupe de chrétiens soutenu par OMF est venu apporter des matériaux de construction pour aider Felmar et d’autres familles de Pinalangga à rebâtir leurs maisons et leurs bateaux.

Tout au long de la période de construction les membres du village étaient invités à découvrir la Bible et à connaitre Jésus. Tandis qu’on construisait de nouvelles maisons, Felmar et sa famille ouvrirent leur maison temporaire pour accueillir les réunions d’études bibliques. Aujourd’hui, non seulement Felmar continue la pêche mais c’est aussi lui le Pasteur de l’église locale communautaire de Pinalangga.

Felmar témoigne que depuis qu’il suit Jésus, son regard sur la vie de tous les jours et ses rencontres avec les autres ont radicalement changé. Lorsqu’il est en mer, il ne se contente plus d’y voir là des formations de rochers, une vaste étendue d’eau ou une tâche à accomplir chaque jour pour nourrir sa famille, mais il regarde plutôt toutes choses au travers de Dieu le Créateur, Celui qui prend soin de lui et du reste de la création.

Ce n’est pas une coïncidence si le nom même de son village Pinalangga, signifie “bien-aimé” en langue locale!

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