Je terminais mes études dans le désert spirituel de MIT (Institut de Technologie du Massachussetts)  et envisageais de m’inscrire pour préparer un Doctorat lorsque Dieu fit dérailler ce train pour me conduire vers le monde moins glamour de la mobilisation pour la mission. Si les réactions de choc et de surprise que je reçois chaque fois que je raconte mon histoire sont un quelconque indicateur, il semblerait que je viole quelque règle chrétienne écrite nulle part. Sérieusement.

En 3 Minutes Chrono

“Pourquoi gâcher sa vie et partir en mission?”

Questionnaire éclair! On m’a posé cette question au moins 25 fois…

  1. Mon professeur/mentor athée et Prix Nobel
  2. Mes frères de la fraternité qui sont athées
  3. Mon Pasteur et d’autres membres de l’église bien intentionnés
  4. Tous ceux cités plus haut!

En fait, il s’agit juste de C. (désolé, mon langage d’amour est le sarcasme.) En fait j’ai probablement reçu plus d’encouragement pour entrer en mission de la part de mes amis et collègues athées que de la part de chrétiens bien attentionnés qui se demandent pourquoi je jette tout en l’air. Tout en appréciant leur préoccupation à mon encontre, j’en reste un peu perplexe. D’où mes pairs chrétiens tirent-ils leur définition du mot “objectif”?

Je terminais mes études dans le désert spirituel de MIT (Institut de Technologie du Massachussetts)  et envisageais de m’inscrire pour préparer un Doctorat lorsque Dieu fit dérailler ce train pour me conduire vers le monde moins glamour de la mobilisation pour la mission. Si les réactions de choc et de surprise que je reçois chaque fois que je raconte mon histoire sont un quelconque indicateur, il semblerait que je viole quelque règle chrétienne écrite nulle part. Sérieusement.

“Waouh, John, c’est vraiment intéressant; comment tu vas faire pour mettre à profit alors ton diplôme, en tant que mobilisateur?”

Avant je faisais le ballet diplomatique sur les similitudes profondément ancrées entre les deux car je ne voulais pas donner l’impression de gâcher des occasions en or, mais depuis j’ai pleinement accepté cette vérité.

“Rien en fait, car les deux n’ont aucun lien commun.”

“Tu n’as pas l’impression de gâcher tes études alors?”

“Si absolument.” (J’aime créer des situations de malaise.)

“Ah … tu ne crois pas que tu fais là un mauvais usage de tes études?”

“Probablement,” est ma réponse. “J’essaie d’obéir à l’appel de Dieu. Toutefois, je ne crois pas que parler du “mauvais usage de mes études” soit la bonne manière de mesurer la chose.”

Après je ne sais pas ce qui se passe parce qu’à ce stade de la conversation, tout le monde s’en va.

J’apprécie ce que cette théorie du “nous devons être de bons intendants en toutes choses ” cherche à accomplir. C’est un message que l’église d’Amérique a réellement besoin d’entendre mais je dois me demander quand même si en tant qu’Eglise nous le manions de la bonne manière, surtout quand on brandit cette expression comme un substitut soit disant pieux et qui nous arrange, plutôt que d’obéir à Dieu. “Dieu ne m’appellerait jamais à abandonner ça; ce serait un très mauvais choix d’intendance!” J’entends ce concept tout le temps, accompagné des mots suivants : “Dieu ne ferait jamais ça.”

Seulement il y a un problème ; c’est que Dieu le fait parfois.

Va, donne tout ce que tu as aux pauvres et suis-Moi (paroles de Jésus au jeune homme riche).

Abandonne ta position d’influence au sein du gouvernement d’Egypte pour conduire un peuple rebelle dans le désert (Moïse).

Quitte ton poste de médecin pour courir le monde avec un ancien terroriste qui finit exécuté pour trahison (Luc et Paul).

Epouse une “femme de prostitution” (Osée).

Sacrifie ton fils (Abraham et Isaac).

Pas vraiment des candidats pour être les “Intendants de l’année.”

Ne vous méprenez pas. Je crois qu’ils étaient tous de bons intendants- seulement pas selon notre définition du mot à nous. Nous avons tendance à commencer par: “en quoi Dieu m’appelle-t-Il pour passer par moi ?” alors que ce sont souvent ces choses que Dieu nous appelle à abandonner pour Lui  par obéissance. Non pas que nous devions jeter à la poubelle nos dons et nos talents mais sommes-nous prêts à les mettre sur la table si Dieu nous demandait de les laisser de côté?

J’aimerais pouvoir promettre quelque récompense incroyable du genre : “obéissez à l’appel de Dieu et votre vie sera géniale!” Mais les choses ne marchent pas comme ça.

La récompense immédiate pour une obéissance sacrificielle est bien souvent le simple fait de savoir que vous avez obéi à Dieu.

En tous cas, en ce qui concerne ma vie, le défi à été de continuer d’adorer Dieu  au milieu des défis et de l’insatisfaction que l’obéissance sacrificielle apporterait à l’inverse.

Alors si Dieu vous appelle, allez-y et gâchez votre vie dans un truc fou, du genre,  partir en missions. C’est bien souvent la meilleure façon de pratiquer la « bonne intendance ».  Et comme bonus, vous pourrez avoir le privilège de  créer à votre tour quelque tensions ou malaises lors de vos prochaines sorties.

John Hawke

John a une dizaine d’années d’expérience au sein d’OMF (U.S.A) en tant que mobilisateur-analyste de données-codeur-enseignant et écrivain. Il est passionné par la course à pieds, la satire, le codage, les jeux de société, les promenades pas trop longues sur la plage et mobiliser l’église américaine.

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